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© Gérard Dubois

Combien de chansons peuvent tenir sur un long play et combien en haut d’une armoire à trois battants / Goran Petrović

Il y a longtemps, quand j’étais en sixième, il y avait dans ma classe une Rom aux grands yeux, prénommée Vesna. Les filles ne copinaient pas avec elle. Les garçons, à cet âge, de toute façon, ne copinaient pas avec les filles. Pourtant, un jour d’automne, Vesna nous a tous invités à son anniversaire. ChezLire la suite « Combien de chansons peuvent tenir sur un long play et combien en haut d’une armoire à trois battants / Goran Petrović »

Nouvelles de Belgrade – métaphores latrinaires / Svetislav Basara

7 mai 2020 Ce matin, je suis tombé sur une information qui intéresse au plus haut point l’opinion publique et qui m’apprend que le directeur de la fosse septique à cinq étages, au 10 de la rue Takovska, autrement dit la Radio-télévision de Serbie, à savoir Dragan Bouïochévitch, également connu sous l’hypocoristique Bouïké, passe àLire la suite « Nouvelles de Belgrade – métaphores latrinaires / Svetislav Basara »

Nouvelles de Belgrade – cendre et poussière / Svetislav Basara

5 mai 2020 Vous connaissez tous la chanson « Toutes les bonnes choses ont une fin » ; pourquoi en irait-il autrement de l’état d’exception décrété le 15 mars dernier ? Dès l’après-midi du dimanche 3 mai, même les moineaux de Belgrade étaient au courant qu’Antivirus Maximus1 apparaîtrait le lendemain sur Pink2 pour annoncer à la nation la finLire la suite « Nouvelles de Belgrade – cendre et poussière / Svetislav Basara »

Molly for ever / Violaine Ripoll

Toute une nuit, avec son mari, confinée. Fin de la journée du 16 juin 1904 Dublin Monologue de Molly•Pénélope. Jeunesse, Gibraltar, amants, Irlande, mari, désirs, enfants, envies, dégoûts, jalousies, rêves, fantasmes. Plongée au cœur d’une voix féminine, Pénélope tisse sa toile en attendant Ulysse, Molly autour de son lit considérant le corps endormi de LeopoldLire la suite « Molly for ever / Violaine Ripoll »

LA LITTÉRATURE D’APRÈS – Pour SOLÉNOÏDE de Mircea Cărtărescu – / Aurélien Delsaux

Je ne sais pas à quoi ressemblera « le monde d’après ». Sans doute au monde d’avant. Le monde est le monde, il est ce qu’en font les êtres humains. Il n’y aura de monde d’après que s’il y a des humains d’après, et qu’ils soient toujours des humains. J’ai entendu, beaucoup, pour dire notre situation :Lire la suite « LA LITTÉRATURE D’APRÈS – Pour SOLÉNOÏDE de Mircea Cărtărescu – / Aurélien Delsaux »

Nouvelles de Belgrade – haut les masques, bas les masques ! / Svetislav Basara

27 avril 2020 Si les gens n’en tombaient massivement malades, ou du moins s’ils n’en mourraient pas, il faudrait élever à ce virus un monument grandeur nature. En collant de force le masque chirurgical sur nos visages, la Covid-19 en a rapidement fait tomber tous les autres. Et puisque nous en sommes aux masques, quand,Lire la suite « Nouvelles de Belgrade – haut les masques, bas les masques ! / Svetislav Basara »

La Maison, scène 3 : La fumée blanche / Stéphanie Chaillou

Le narrateur : Maintenant, nous sommes à l’extérieur de la maison. Dans une ruelle. Un homme et une femme parlent. Ce sont les voisins. Jacqueline : t’as vu, ils ont fait du feu aujourd’hui Gérard : oui, j’ai vu ça Jacqueline : là, ça ne fume plus, mais ce matin, il y avait de la fumée qui sortait deLire la suite « La Maison, scène 3 : La fumée blanche / Stéphanie Chaillou »

La Maison, scène 2: Le silence des carpes / Stéphanie Chaillou

Le narrateur : Nous sommes dans la même pièce, mais un autre jour. Ou à un moment différent de la journée, plus tard peut-être. En tout cas, comme si les deux scènes n’avaient rien à voir. N’étaient pas reliées l’une à l’autre. Ce qui est vrai d’une certaine façon. (A)  prend à nouveau la parole. OnLire la suite « La Maison, scène 2: Le silence des carpes / Stéphanie Chaillou »

UNE LETTRE DE PROSPER BROUILLON / Éric Chevillard

Comme l’os dans Prosper, comme la rouille dans Brouillon, je me trouve confiné moi-même dans l’oubli des chansons, des rires et des marelles, éperdu de solitude séléniteuse et grisé du vinaigre trop jeune de mes caves d’altitude, errant dans l’ornière de mes phrases comme dans des bottes qui serrent le pied, mais écrasant les mottesLire la suite « UNE LETTRE DE PROSPER BROUILLON / Éric Chevillard »

Jour 13 / Sophie Divry

Deuxième dimanche de confinement à Lyon. Il faisait très froid aujourd’hui. Tant mieux si la météo porte à rester chez soi. Je n’ai pas hâte qu’il fasse beau et que le cœur me fende de voir un ardent soleil à travers les fenêtres. Surtout que dans ce dimanche perpétuel qui nous est fait, un dimancheLire la suite « Jour 13 / Sophie Divry »

Souvent après avoir traduit un livre / Emmanuelle Péchenart

Souvent après avoir traduit un livre, je reprends en main la petite brique plate et lisse, et feuillette les pages où s’inscrivent désormais dans les marges mes notes au crayon. Sur celui-ci, je regarde à nouveau l’image surprenante, le petit crocodile rigolard de bande dessinée qui prend son bain, un gobelet mauve où est plantéeLire la suite « Souvent après avoir traduit un livre / Emmanuelle Péchenart »

Portail noir, grinçant / Tecia Werbowski

J’étais en Europe au début de cette crise, alors que les gens n’étaient toujours pas conscients de l’ampleur des intentions vicieuses du virus. Varsovie si moderne, si propre et dynamique, des femmes et des hommes élégants toujours prêts à discuter m’ont fait sentir que j’y trouverais l’inspiration. J’ai séjourné à la Maison de la littérature,Lire la suite « Portail noir, grinçant / Tecia Werbowski »

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